L’Obéissance

martine

Horaires:

Mercredi: 15h – 16h

Martine Coulon – Éducatrice

Pour pouvoir vivre avec un chien, il faut que le rôle et la place de chacun dans la hiérarchie soient clairement définis. L’éducation permet de clarifier ces limites. Elle commence dès l’arrivée du chiot, et se poursuivra de façon plus ou moins ferme en fonction de votre mode de vie, de votre caractère, de vos objectifs…
L’éducation permet aux chiens et aux maîtres de vivre en bonne intelligence au quotidien. Par l’éducation, vous ferez comprendre à votre chien… Qu’on ne fait pas ses crottes n’importe où…. Qu’on ne traîne pas son maître en bout de laisse, au besoin à plat ventre, lors des sorties… Qu’on ne se sert pas directement dans la cuisine ou dans les assiettes sur la table…. Qu’on revient quand on est appelé sans faire au préalable 3 fois le tour du quartier… Qu’on n’aplatit pas les visiteurs dans les plates-bandes pour faire connaissance… Bref, l’éducation permet d’avoir un compagnon « vivable ».
L’obéissance va un peu plus loin. Le but n’est plus de rester dans le cercle connu habituel, mais de pouvoir aller n’importe où ensemble sans déranger personne, humains ou animaux, et bien sûr en respectant les règlements. Ainsi, par l’obéissance, vous obtiendrez de votre chien… Qu’il ne se jette pas sur un enfant qui passe à proximité à vélo, ou sur un autre animal à peine entrevu…. Qu’il vous attende sagement à la porte d’un magasin interdit aux animaux, mais dans lequel, vous, vous devez aller… Qu’il profite vraiment des ballades en folâtrant à sa guise puisqu’au besoin, vous pouvez soit l’immobiliser sur place, soit le faire revenir près de vous au premier ordre… Bref, l’obéissance permet d’avoir un compagnon « sortable ».

Bien sûr, tout cela demande un peu de travail, d’attention et de persévérance. Vous pouvez bien sûr travailler seul avec votre chien. Mais le travail en club a 2 avantages :
– il permet de travailler la sociabilité du chien, entouré d’autres humains, et d’autres animaux de races et de caractères très divers.
– il permet de bénéficier de conseils d’éducateurs expérimentés, dont les connaissances et l’œil « extérieur » sont souvent précieux.

Pour valider le travail réalisé, des concours d’obéissance sont régulièrement organisés dans chaque région. Attention : certaines disciplines exigent un niveau de base d’obéissance pour que votre chien puisse participer à certaines manifestations. Ainsi, pour avoir une licence d’agility, votre chien devra avoir au préalable obtenu le CSAU (certificat de sociabilité et d’aptitude à l’utilisation : voir plus loin).
Pour participer aux concours d’obéissance, votre chien, qu’il soit ou non de race pure LOF (livre des origines français), doit être âgé au minimum de 12 mois le jour du concours.
Le club pourra vous indiquer les concours qui sont organisés dans la région. Sinon, les dates des concours sur toute la France sont publiées sur le site du groupe « obéissance » de la CUN (commission nationale d’utilisation) : www.obeissance.eu. Voir « informations », puis « calendrier des concours ».

Vous êtes partant ? Alors, ce petit document pourra peut-être vous aider. Son but est essentiellement pratique, mais certains points auront sûrement été oubliés. N’hésitez pas à nous poser les questions qui vous permettront de compléter votre information !

I – L’organisation générale des concours d’obéissance.

Lors d’un concours, le chien et son maître doivent réaliser sur un terrain clos (parfois en salle) divers exercices qui dépendent du niveau préparé et sont définis par le règlement officiel de la CUN (voir plus loin). Pour la plupart des exercices, le chien est seul ou avec son maître. Ils sont guidés par un commissaire de terrain qui indique les exercices à réaliser, leur début, les éléments liés (ex : tourner à droite…), la fin d’exercice, mais qui ne juge pas et ne note pas. Le juge est là pour ça.

ATTENTION : quel que soit le niveau :

  • un chien qui se soulage sur le terrain est éliminé d’office et sort du terrain immédiatement sans poursuivre sa prestation. Prenez vos précautions avant, et prévoyez un quart d’heure de « promenade détente » avant votre entrée sur le terrain pour limiter les risques d’incident en cours d’épreuve.
  • Si vous présentez une chienne en chaleurs, vous devez le signaler au juge, et vous devrez la faire concourir en fin de journée, une fois tous les autres chiens passés.

Lors de chaque concours, les chiens et leur maître vont se présenter par niveau, en commençant toujours par le niveau le plus faible. En effet, si votre chien s’est qualifié dans un niveau, vous pouvez le présenter dans le même concours pour le niveau suivant, à condition que les autres conditions soient également remplies… et que vous l’y ayez inscrit au départ ! Ainsi, vont se succéder :

  • le CSAU (certificat de sociabilité et d’aptitude à l’utilisation), de plus en plus demandé comme base à d’autres disciplines. Pas de nécessité de carnet de travail.
  • le brevet d’obéissance (CSAU obtenu au préalable mention « excellent » et carnet de travail obligatoire)
  • la « classe 1 » (Brevet obtenu au préalable mention « excellent » et carnet de travail obligatoire)
  • la « classe 2 » (2 qualificatifs « excellent » obtenus au préalable en classe 1 avec 2 juges différents et carnet de travail obligatoire)
  • la « classe 3 » (3 qualificatifs « excellent » obtenus au préalable en classe 2 avec 3 juges différents et carnet de travail obligatoire)

Certains concours servent de sélectifs pour choisir les meilleurs chiens qui iront en coupe de France. Et là, les meilleurs pourront participer aux championnats d’Europe, puis du monde…. Mais ces niveaux ne sont ouverts qu’aux chiens LOF… qui doivent déjà travailler en « classe 3 ».

II – Votre premier concours, dans la pratique.

A – Avant.

Vous devrez vous inscrire à l’avance auprès du club organisateur (en général 3 semaines à un mois avant) par l’intermédiaire du club, et payer le droit d’inscription au concours (en général 15 à 20 euros par niveau). A partir du brevet, vous aurez également besoin d’un carnet de travail, Là aussi demandé par le club. Mais soyez prévoyant : les délais pour le recevoir de la CUN peuvent parfois être assez longs…
Vérifiez sur le site de la CUN les exercices demandés pour le niveau que vous préparez, et également les modifications éventuelles récemment mises en place : http://www.obeissance.eu. Voir « règlements »
Entraînez vous avec vôtre chien régulièrement, mais surtout sans forcer la semaine juste avant !

B – Le jour de l’épreuve.

Pour votre premier concours, vous allez forcément commencer par le CSAU, donc être dans les premiers à passer.
Arrivez un peu en avance par rapport à l’horaire indiqué, pour avoir le temps de détendre votre chien avant l’entrée sur le terrain.
Passez d’abord signaler votre arrivée au secrétariat, qui vous remettra en général un document répertoriant l’ensemble des concurrents. Le passage des concurrents se fera soit en suivant l’ordre du catalogue, soit par tirage au sort à l’intérieur de chaque niveau.
Vous aurez peut-être à présenter votre chien au contrôle vétérinaire : vérification de l’identification (puce ou tatouage), de la validité des vaccinations…

C – C’est votre tour…

Le commissaire viendra vous chercher à la porte du terrain, et vous accompagnera vers le juge.
Certains juges reçoivent tous les candidats d’un niveau en même temps d’abord, et expliquent exercice par exercice ce qu’ils attendent, mais tous ne le font pas.
Quand vous serez avec le juge pour votre passage, vous devrez vous présenter après avoir fait asseoir votre chien (nom, prénom, club d’origine = Distré, fédération = Pays de Loire. Certains demandent aussi la régionale = Maine Anjou), et présenter votre chien (nom, race, sexe). Échange de poignées de mains. Le juge fera une caresse au chien pour évaluer son comportement
Puis le juge vous confiera au commissaire, dont vous aurez à suivre les consignes. A chaque exercice, il vous demandera « êtes-vous prêt ? », et ce n’est que lorsque vous aurez répondu « oui » que l’exercice, et donc sa notation, commenceront réellement. Et l’exercice ne sera plus noté que lorsque le commissaire annoncera « exercice terminé ». C’est seulement ensuite que vous pourrez parler à votre chien, le caresser et le féliciter…ATTENTION : seule les caresses ou la voix sont de mise sur le terrain. Les friandises, jouets, etc… sont interdits. Les coups aussi d’ailleurs, heureusement !
Lorsque la totalité du programme aura été réalisée (ou au moins proposée à la réalisation !), le commissaire vous accompagnera vers le juge qui vous fera, ou complètera, ses commentaires avant d’indiquer votre résultat. Le commissaire vous accompagnera ensuite vers la sortie, et vous quitterez le terrain avant l’entrée du candidat suivant.

D – Après votre passage.

Une fois sortis du terrain, n’oubliez pas que votre chien doit toujours être sous votre contrôle et votre responsabilité. Un chien qui en agresse un autre, même en dehors du terrain, peut-être lourdement sanctionné, voire même interdit de compétition.
Vous devrez attendre le passage de la totalité des candidats de chaque classe pour récupérer votre diplôme et/ou votre carnet de travail, donc en général en fin de journée lors de la remise des récompenses. Profitez-en pour regarder le travail réalisé dans les niveaux supérieurs : c’est parfois très impressionnant !
A partir du brevet, vous recevrez avec votre carnet de travail un exemplaire de la feuille de notation qui comporte les commentaires du juge. C’est important de s’y reporter de temps en temps pour progresser par la suite. Pensez à en remettre une copie au club : cela permettra aux éducateurs de mieux vous aider pour préparer les prochains concours.

III – Les exercices demandés.

Seuls les 2 premiers niveaux, CSAU et brevet, vont être détaillés ici. Pour les suivants, vous serez devenus des habitués, et adeptes du site du groupe « obéissance » de la CUN: www.obeissance.eu, où vous trouverez tous les renseignements nécessaires.

A – Le CSAU. (Prononcer « kso » !)

Le certificat de sociabilité et d’aptitude à l’utilisation est le niveau de base d’obéissance, reconnu comme minimum de nombreuses autres activités canines.

ATTENTION : les chiens classés en 1ère catégorie ne sont pas autorisés à passer le CSAU (loi du 06/01/1999)

4 exercices sont demandés :

  • stabilité et sociabilité : le juge testera les réactions du chien à une caresse légère, au bruit (mais à plus de 5 mètres, autre que coup de feu), à l’absence (éloignement juste…) de son maître quand il est confié à une personne étrangère (juge ou commissaire)… Il peut aussi vérifier le tatouage ou la puce, par exemple.
  • la marche en laisse : le chien ne doit pas tirer, mais la laisse peut-être légèrement tendue.
  • l’absence du maître : mise en position du chien au choix du maître, qui se cache du chien pendant environ 30 secondes (derrière une tente, ou un mur ou…., sur le terrain). Un déplacement du chien de 1,5 m maximum peut-être toléré.
  • le rappel : le chien mis en position au choix à environ 20 m, doit, sur rappel, revenir au pied du maître (délai de 15 s dans un rayon de 2 m autour du maître)

A l’issue de ces exercices, le chien est déclaré apte ou ajourné. Une mention peut-être indiquée : «suffisant», «bon», «très bon» ou «excellent». Dans ce dernier cas, le chien pourra se présenter au brevet d’obéissance, éventuellement dans le même concours si cela avait été envisagé lors de l’inscription.

B – Le Brevet d’obéissance.

On arrive maintenant dans les « vrais » concours d’obéissance, d’où la nécessité de présenter le carnet de travail du chien à chaque concours à partir de maintenant.
Différence importante avec le CSAU : à chaque exercice sont associés une note et un coefficient. Chaque exercice est noté sur 10. On part de la note maximum, et chaque erreur (du maître ou du chien) enlève des points, suivant un barème prédéfini. Une fois chaque exercice noté, le résultat est multiplié par le coefficient de l’exercice. Le total de ces valeurs donne le nombre de points obtenus, et détermine la mention (en gros, un peu comme pour les autres diplômes : moyenne de moins de 10 = éliminé, de 10 à moins de 12 = suffisant, de 12 à moins de 14 = bon, de 14 à moins de 16 = très bon, de 16 à 20 = excellent).
D’autre part, chaque exercice commence « en position de base » (assis au pied à gauche du maître, sauf justificatif médical de celui-ci), commandée par le commissaire, qui demandera ensuite « êtes-vous prêt ? », et se termine « en position de base », également commandée par le commissaire, qui annoncera ensuite « fin d’exercice ». C’est seulement à ce moment là que vous pourrez parler à votre chien, le féliciter, le caresser…
Le chien doit obéir au premier ordre. Si vous devez vous répéter, le double commandement vous enlèvera des points. Mais il vaut parfois mieux perdre 2 points pour double commandement que d’avoir zéro pour exercice non effectué…

ATTENTION : à partir de maintenant, vous n’avez plus le droit de donner le nom du chien avant un ordre. Ce n’est plus « Toutou, au pied », mais juste « au pied ». Mieux vaut vous entraîner avant ! D’autre part, si vous accompagnez votre commandement d’un mouvement du bras, du corps ou de la tête, cela sera considéré comme double commandement. Là aussi, entraînez-vous…. Avec quelqu’un d’extérieur, car souvent, on fait ces gestes sans même s’en rendre compte.

6 exercices sont demandés :

  • sociabilité, coefficient 2 : comme pour le CSAU, le juge testera les réactions du chien à une caresse légère, tournera éventuellement autour de lui, mais surtout le surveillera tout au long du parcours. Un chien nerveux ou méfiant ne pourra avoir que moins de 7 à cet exercice.
  • l’absence du maître, chien assis ou couché, pendant 1 minute, coefficient 1 : comme pour le CSAU, mise en position du chien au choix du maître, qui se cache du chien pendant environ 1 minute (derrière une tente, ou un mur ou…, sur le terrain). Le chien ne doit pas changer de position ni se déplacer de sa propre initiative. Si vous avez mis le chien couché, vous devez revenir vers lui et passer par derrière, vous remettre debout près de lui à sa droite sans que le chien ne bouge. C’est seulement à l’ordre « position de base » que le chien doit s’asseoir.
  • la suite en laisse, coefficient 2 : plus précise que pour le CSAU, puisque le chien doit avoir l’épaule à hauteur du genou de son maître, qui marche au pas « normal ». Sur les indications du commissaire, il y aura obligatoirement 2 changements de direction un à droite et un à gauche, un demi-tour et un arrêt.
    Pour le demi-tour, vous pouvez le faire à votre choix en demi-tour droite ou demi-tour gauche. Faites celui pour lequel le chien reste le plus près de vous….
    Vous avez le droit de donner l’ordre « au pied » au démarrage de la marche, à chaque changement de direction, pour le demi-tour et pour l’arrêt.
    Vous devez tenir la laisse dans la main gauche, par la poignée, pendante. Donc évitez une laisse très courte destinée aux concours de beauté, ou trop longue qui va vous gêner.
    Petit conseil : marchez d’un bon pas en balançant les bras de façon assez nette : le chien vous suivra avec plus d’intérêt… et le dynamisme et le plaisir au travail sont notés…
  • le rappel simple, coefficient 2 : plus précis aussi que pour le CSAU, puisque le chien est obligatoirement laissé en position couchée. Le maître s’éloigne d’environ 25m, fait face au chien et attend l’ordre du commissaire pour rappeler son chien, qui doit venir directement se mettre en position de base.
    Vous avez le droit de donner les ordres « couché », « pas bouger » ou « reste », et « au pied »
    C’est mieux si votre chien revient en courant vers vous, et qu’il montre son plaisir à vous rejoindre… Mais les câlins, c’est après l’ordre « fin d’exercice » !
  • le saut de haie, coefficient 1 : ça, c’est nouveau, par rapport au CSAU. Le maître se place avec son chien en position de base, à environ 3m d’une petite haie. Le chien doit sauter l’obstacle sans le toucher, faire demi-tour et sauter à nouveau au retour avant de revenir en position de base.
    Pour le brevet, on vous demande en général si la hauteur de haie proposée vous convient.
    Pour le brevet également, vous pouvez éventuellement accompagner votre chien pour cet exercice (mais on ne vous demande pas de sauter la haie !)
    Vous avez le droit de donner les ordres « saute », éventuellement un ordre intermédiaire pour le bloquer avant qu’il fasse le 2ème saut, et un ordre pour le retour.
    Si votre chien a des problèmes de santé qui peuvent être peu compatibles avec le saut, n’oubliez pas un certificat médical le précisant : soit l’obstacle sera plus bas, soit vous ne ferez pas l’exercice (auquel vous aurez zéro, mais c’est coefficient 1… et préférable à un chien qui empire ses problèmes).
  • les positions, coefficient 2 : là aussi, c’est nouveau par rapport au CSAU. Après la position de base, le chien est mis couché au pied. Sur ordre, il devra s’asseoir, puis se coucher à nouveau.
    Vous avez le droit de donner les ordres « couché », « assis », « couché »

ATTENTION : la note zéro à un ou plusieurs exercices n’est pas éliminatoire. Votre chien n’a rien voulu savoir pour le rappel au pied ? Tant pis : continuez quand même. Il peut avoir de super notes ailleurs, et se retrouver malgré tout à un niveau correct globalement, et peut-être même meilleur que les autres. Un seul zéro vaut parfois mieux que plein de petites fautes, mais c’est vrai : c’est vexant, quand même. Alors qu’il le fait si bien, d’habitude… Rassurez-vous : en classe 2 aussi, il y a régulièrement des zéros sur certains exercices. Et pourtant, ils ne sont pas si mauvais que çà, pour être arrivés à ce niveau !

IV – Les résultats :

Au brevet, vous avez 10 coefficients, pour des notes sur 10, donc un potentiel de 100 points. Vous aurez un qualificatif excellent si le résultat est de 80 à 100, et dans ce cas vous aurez le droit de concourir en classe 1 la prochaine fois, avec les mêmes exercices, mais un peu plus poussés (par exemple, pour les positions, vous ne serez plus à côté de votre chien, mais devant lui et à distance), et avec quelques exercices supplémentaires totalement nouveaux, (le fameux « envoi au carré », par exemple)
Si vous avez entre 70 et 79,5, vous aurez un qualificatif « très bon ».
Si vous avez entre 60 et 69,5, vous aurez un qualificatif « bon ».
Si vous avez entre 50 et 59,5, vous aurez un qualificatif « suffisant ».
Si vous avez moins de 50… c’est raté pour cette fois. Mais ne vous découragez pas ! On a souvent tendance à essayer quand même, même si on n’est pas complètement prêt, parce que la date ou le lieu du concours sont pratiques, parce qu’au club, notre cher toutou fait tout très bien, … Mais le changement d’environnement, les haut-parleurs, les inconnus, et surtout une certaine tension chez son maître, qui voudrait montrer qu’il a le plus merveilleux des chiens, ne sont pas les conditions « normales » du club !
Dans tous les cas, vous avez le droit de vous représenter à ce niveau. Evidemment, c’est plutôt le cas de ceux qui n’ont pas eu l’ « excellent » fatidique…
Les juges sont souvent très stricts, et appliquent le règlement à la lettre. Ils vont repérer et sanctionner la moindre petite faute, mais c’est leur travail. L’important est qu’ils jugent tous les candidats sur les mêmes critères. Ce qui est souvent intéressant, c’est de vous faire filmer pendant votre passage sur le terrain : sur le coup, on ne se rend pas forcément compte des erreurs commises, et il est tellement facile d’incriminer le juge. Alors qu’en reprenant après coup, exercice par exercice, avec la feuille de notation en face…

Pour information :

  • la classe 1 est notée sur un total de 200 points une fois les coefficients appliqués, avec 10 exercices,
  • la classe 2 sur 250 points avec 11 exercices dont 2 en groupe, avec l’ensemble des candidats de la classe 2,
  • la classe 3 (internationale) sur 320 points avec 10 exercices dont 2 en groupe
  • En classe 1 et 2, un des exercices concerne l’impression générale, liée au binôme maître-chien, qui doit montrer qu’il travaille dans la joie et la bonne humeur, surtout pas dans l’ennui ou la contrainte !

V – Conclusion :

Suite à ce petit récapitulatif, vous aurez pu constater que l’obéissance n’a rien à voir avec un dressage de chiens de cirque. Les exercices demandés, au moins pour les 2 niveaux détaillés, correspondent à des situations maîtrisables normalement dans la vie courante. Sauf que là, on veut être sûr de maîtriser. Un chien qui revient au pied au premier rappel pourra éviter le choc avec une voiture, par exemple…
En fait, le principe, c’est que tous les chiens font naturellement les actions qu’on va leur demander au cours des exercices d’obéissance, mais naturellement ils le font comme ils veulent, quand ils veulent. Ce qu’on veut obtenir, c’est qu’ils les fassent sur notre ordre, et dans l’ordre qu’on définit. Finalement, c’est simple, non ? Juste une question d’entraînement.
Le travail de l’obéissance demande de la persévérance et de la régularité. Profitez des situations de tous les jours pour travailler, ne serait-ce que 5 minutes chaque jour. Vous sortez la voiture du garage ? Vous avez bien sûr mis votre chien « couché, pas bouger » (en plus, ça vous fait un truc de moins à surveiller !) Vous allez chercher le pain ? Marche en laisse, puis « reste ». Vous apportez sa gamelle ? Pour l’avoir, d’abord « assis ». Vous vous promenez en forêt ? Une branche par terre ? Une flaque ? « Saute ». Quelqu’un sonne à la porte ? « Au pied ». En plus, si c’est un intrus, un chien éduqué impressionne toujours. En attendant, mine de rien, vous avez révisé la totalité des exercices du brevet ! Et pas seulement dans le cadre et sur le terrain habituels des cours.
Et si, comme nous, vous vous prenez au jeu, à bientôt sur les concours !